"Veille de match, c'est pâtes" : quand la nutrition redevient centrale dans la préparation des sportifs

Fin 2019, la sortie très médiatique du film documentaire « The Game Changers » sur Netflix retraçant les témoignages de sportifs de haut niveau vegan, a suscité de vives réactions. Il explique que le changement de nutrition vers un régime vegan aurait été l’élément déterminant pour des athlètes dans l’amélioration de leur performance sportive. Que l’on soit d’accord ou pas, ce reportage témoigne de la place grandissante de la nutrition au sein de la pratique sportive des amateurs comme des professionnels. Le marché mondial de la nutrition sportive devrait représenter 45 milliards de dollars en 2022 avec une croissance moyenne de 8,1% par an selon Zion Market Research. Par sa place importante aujourd’hui, il est pertinent de se demander comment la nutrition influence tant la pratique du sportif du dimanche que la performance de l’athlète de haut niveau. Quelles innovations permettent aujourd’hui une individualisation de l’alimentation, de l’information qualifiée sur les aliments et de la planification des régimes afin d’atteindre les objectifs fixés ?

La reconversion, une compétition à ne pas manquer pour les sportifs

Tous les sportifs n’ont pas les contrats sponsoring de Neymar, le salaire de Canelo Alvarez, dix titres de champion du monde de Teddy Riner pour les aider à préparer sereinement leur après-carrière. Si pour beaucoup, les sportifs sont des privilégiés, la retraite sportive présage un nouveau départ et doit s’anticiper durant leur carrière sportive. La FDJ Sport Factory s’est récemment lancée pour accompagner 27 sportifs potentiellement médaillables pour Beijing 2022 et Paris 2024. Au-delà d’une aide financière annuelle pour se préparer dans des conditions optimales, ce programme met à disposition des formations professionnalisantes pour préparer l’après- carrière. L’échéance olympique marque souvent le point final d’une carrière sportive, 2020 va donc être un tournant pour de nombreux sportifs.

L'innovation peut-elle limiter l'impact environnemental du sport ?

Dans le projet de loi Sport et Société qui devrait paraitre au premier semestre 2020, l’environnement aura-t-il sa place ? Parmi les mesures qui se présagent, tout laisse penser le contraire. Chartes, engagements, nombreuses sont les initiatives en faveur du respect de l’environnement et tant mieux ! Pourtant, sans caractère contraignant, la portée de ces initiatives est difficilement quantifiable. Aujourd’hui donc, le sport participe à la transition écologique mais peu d’effets sont observables. D’ailleurs, dans le monde de l’innovation, peu de startups nous ont encore réellement convaincus dans ce domaine. L’innovation est-elle la clé pour une pratique sportive responsable ?  

Le Tour de France peut-il se rénover ?

Eurosport vient de réaliser une vidéo « Le Tour pour les nuls : c’est quoi la Grande Boucle ? » afin d’expliquer et promouvoir l’événement, symbole d’une méconnaissance et incompréhension alarmante, notamment chez les Millennials. Alors comment dynamiser l’épreuve ? La rendre plus accessible au plus grand nombre ? En cohérence avec son temps ? Ce sont des questions auxquelles se sont attaqués l’UCI et les organisateurs de la Grande Boucle avec la création d’un groupe de travail pour tenter de « retrouver de l’émotion ». Aujourd’hui, il est aisé de constater en interrogeant des proches, non familiers avec le cyclisme, que regarder le Tour de France constitue parfois une véritable épreuve, notamment pour les plus jeunes. Comment donc réconcilier les jeunes avec le Tour de France ? Et si la tranche d’âge des 18-35 ans était la clé pour retrouver de l’émotion et de l’accessibilité comme le souhaite l’UCI ? Pour nous, le chemin à parcourir est double ; d’un côté, le Tour devrait évoluer en proposant des formats novateurs et de l’autre, les technologies doivent s’atteler à le rendre plus abordable, immersif et ludique.

L'innovation est-elle le secret de longévité du tennisman ?

Comme un air de nostalgie soufflera sur le Court Philippe-Chatrier en cette fin de quinzaine… Roger Federer est en demi-finale de Roland-Garros face au roi de la terre battue, Rafael Nadal, 14 ans après leur première confrontation en Grand Chelem. Ce qui signifie que les protagonistes ont aujourd’hui respectivement 37 et 33 ans.

Depuis le premier sacre de Roger Federer à Wimbledon en 2003, le Big Four historique (Federer, Nadal, Djokovic, Murray) a remporté 55 des 63 derniers majeurs. Cette statistique parle d’elle-même : les actuels trentenaires écrasent le tennis mondial depuis une quinzaine d’années… Le tennis mondial vieillirait-il ? Pourquoi les jeunes loups n’arrivent-ils pas à détrôner ces vieux briscards du circuit ? La passation ne semble pas s’établir… A l’heure des huitièmes de finales de l’édition 2019 du tournoi Parisien, on recensait cette année 50% de trentenaires (Federer : 37 ans, Wawrinka : 34 ans, Djokovic : 32 ans et Nadal : 33 ans).

Certes ces 4 joueurs sont hors normes, mais comment l’expliquer au-delà de leur simple talent et qualités tennistiques ? L’innovation n’a-t-elle pas quelque chose à voir dans ces secrets de longévité ? Quel rôle joue l’écosystème global du joueur dans sa performance ?

Continuer sa carrière jusqu’à plus de 35 ans était inconcevable il y a 30 ans : Bjorn Borg prenait sa retraite à 26 ans en 1983. Mieux, entre 1992 et 2017, on observe que la moyenne d’âge du top 10 est passée de 22 à 28,4 ans. Si l’on a tendance à parler d’innovation technologique, de capteurs (Qlipp), de vidéo ou statistiques (Mojjo, startup du Tremplin) de raquettes connectées (Babolat avec la startup du Tremplin PIQ), il faudrait d’abord se recentrer sur le cœur de la performance du tennisman : l’Athlète. Et cette performance passe aujourd’hui par des piliers essentiels : la nutrition et les soins.